Covid-19 : A Pôle emploi, maintenir les missions essentielles est une priorité

Publié le 14/04/2020

Ne pas se laisser abattre. Telle semble être la devise adoptée par les agents de Pôle emploi, dont la mission de service public est, comme à chaque crise, scrutée de près.

Alors que la direction avait dans un premier temps cherché à réorganiser ses équipes pour assurer une continuité de service public et répondre in situ aux demandes les plus urgentes, le droit de retrait exercé par de nombreux agents et la menace d’un droit d’alerte côté syndical l’ont amené à repenser sa stratégie. Aujourd’hui, une grosse partie de l’effectif total est en télétravail, et les missions ont été réorientées.

Accueil et accompagnement dématérialisés

     


Un geste à destination des démissionnaires

Pendant la crise, le gouvernement a souhaité que les échanges avec les partenaires sociaux permettent de « faire remonter du terrain les difficultés rencontrées par les salariés ». La CFDT avait donc alerté sur les conséquences de l’application de la réforme de l’assurance-chômage, notamment pour « les démissionnaires dotés d’une promesse d’emploi mais n’ayant pu reprendre une activité du fait du confinement ». Le message semble avoir été entendu, la ministre du Travail annonçant le 9 avril « une prise en charge par l’assurance chômage de tous les personnes ayant démissionné avant le 17 mars avec une promesse d’embauche en CDD ou CDI ». 

     

« Avec la fermeture des agences au public, le nombre d’appels a littéralement explosé et jusqu’à présent, les agents font face », explique Sandrine Etienne, la déléguée syndicale centrale CFDT. Elle en veut pour preuve les 200 000 demandeurs d’emploi qui en temps normal viennent actualiser leur situation en agence et qui depuis le 28 mars sont appelés à effectuer leur démarche en ligne ou par téléphone. « Tous ont été contactés dès les premiers jours du confinement et aujourd’hui, 70% sont actualisés ». Un travail titanesque et néanmoins apprécié qui ne doit pas faire oublier aux conseillers leurs autres missions. Ces « activités essentielles » que sont le calcul des droits, (première préoccupation des personnes qui se retrouvent au chômage) mais aussi les entretiens d’inscriptions, que la CFDT a souhaité maintenir – même à distance – au vu de la durée indéterminée du confinement et du risque de surchauffe à la réouverture des agences. Sans oublier l’application de la prolongation du versement de l’allocation chômage pour les chômeurs en fin de droit après le 1er mars, décidée par les pouvoirs publics. Là aussi, sous la pression de la CFDT.

aballe@cfdt.fr